Démarrage d’un secteur d’activités lié aux énergies renouvelables ?

Publié le: 11 mai 2011

Catégorie: Infos générales

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Le collectif « Une pointe pour Tous »est à l’origine du vaste mouvement populaire sur les deux rives de l’Estuaire de la Gironde qui a permis de faire annuler le projet d’installationd’un terminal méthanier au Verdon-sur-Mer en 2009. Notre Association qui représente à ce jour plus de 2500 adhérents des deux rives de l’estuaire n’est cependant pas contre tout développement industriel  sur la zone.

La potentialité « port en eau profonde » du Verdon mérite sans aucun doute d’être valorisée, mais sur des  projets d’avenir, respectueux de l’environnement exceptionnel de cette entrée d’estuaire.

 

Les études initiées récemment par la CDC « Pointe du médoc » et les services de Monsieur le Préfet de Région Aquitaine, ainsi que  l’appel d’offres lancé par le Grand Port Maritime de Bordeaux, en vue de l’installation d’un projet d’unité de montage d’éoliennes off-shore sur l’avant-port du Verdon vont nous semble t-il dans le bon sens.

 

Le démarrage d’un secteur d’activités lié aux énergies renouvelables, porteur d’emplois pour les jeunes des deux rives, et appuyé sur des investisseurs sérieux, serait une opportunité économique inespérée pour toute la zone et le plus sûr rempart contre le retour d’une menace industrielle dangereuse et polluante.

 

Nous mettrons toute notre énergie, aux côtés nous l’espérons des élus des deux rives, pour favoriser la concrétisation de tous projets allant dans cette direction.

 

Nous resterons cependant bien sur attentifs au respect strict d’un environnement auquel nous sommes tous profondément attachés. Nous attendrons donc de connaître précisément la nature des investissements envisagés par les promoteurs qui seraient retenus ainsi que l’impact prévisible de ceux-ci sur l’environnement aquatique et  terrestre pour nous prononcer sur tel ou tel projet.

 

Pour ce qui touche au projet « Bard » de mise en place d’une unité de construction d’éoliennes offshore, projet qui semble le plus avancé actuellement, les informations à notre disposition évoquent la présence sur le site de 5 éoliennes maximum. Une confirmation par les promoteurs de cette limite maximum, une présentation de l’impact visuel que pourrait avoir cette unité pour la rive droite, permettrait sans aucun doute de désamorcer des inquiétudes légitimes qui s’expriment ici ou là.

 

Pour notre part, les deux rives unies, nous souhaitons aborder cette opportunité nouvelle porteuse d’avenir pour la zone, dans la sérénité et la transparence.

 

 

 

 

 

Ph. LUCET Président du collectif                               J. GERVAIS Vice Président « rive droite »

 

 

 

 

 

 

10 commentaires pour Démarrage d’un secteur d’activités lié aux énergies renouvelables ?

  1. ANDREUX dit :

    Ce rpojet semble être apporteur d’espoir pour le développement du Médoc en respectant le cadre écologiquement fragile de l’estuaire. De toutes tendances confondues et des 2 rives nous viennent
    des témoignages de personnes où d’associations interessées par ce projet. A chacun d’entre nous de le faire connaître et d’y faire adhérer le maximum de connaissances.

    600 emplois sont à la clef et interesseront certainement des demandeurs d’emplois des 2 rives.

  2. Emile dit :

    Bonjour.

    « Une confirmation par les promoteurs de cette limite maximum, une présentation de l’impact visuel que pourrait avoir
    cette unité pour la rive droite »

    Et c’est là que le bât blesse ! J’ai assisté à une réunion qui traitait de ce dossierle 7 mai dernier, à Saint Georges de Didonne. Le commentateur des documents nous a mis en garde contre cette implantation de 5 éoliennes de
    type offshore, et non terrestre (ce qui implique un dimensionnement plus important). Ces éoliennes seraient constituées d’un fût de 140 mètres, et, d’un rotor de 60 mètres, pales
    comprises. En fait la hauteur totale est de 200 mètres, soit
    l’équivalent  du triple (2.86 fois) de la hauteur des portiques du quai à conteneurs, en position développée (bras de chargement à la verticale).

    Il est évident que les St Georgeais, aux premières loges se rapprochent de l’avis de leur maire virtuel Dominique
    Bussereau (« Les habitants des Chartrons n’aimeraient guère […] avoir ce type de paysage en face de leur villa à Arcachon »). J’irais même jusqu’à dire que certains regrettent le
    dimensionnement du projet initial.

    Je suppose qu’une étude écologique a été faite en amont du quai à conteneurs (site d’implantation) a été
    réalisée.

     

  3. ROBERT Véronique dit :

    Bonjour à tous!Disposez-vous d’informations sur les cuves à présent visibles depuis le TER à Pauillac? D’après le contrôleur de la SNCF, des dispositions de sécurité particulières existent :
    le  train a ordre de ne pas s’arrêter aux abords en cas de problème! Ce ne sont donc pas des cuves d’eau mais bien de gaz! L’association étant sur place pourrait-elle s’intéresser
    à la question et me répondre sur l’apparition de ces nouvelles cuves de stockage de gaz en bordure de voie ferrée à Pauillac?Merci d’avanceCordialement VR 

  4. ROBERT Véronique dit :

    http://lecteurs.blogs.sudouest.fr/archive/2011/05/12/les-eoliennes-a-la-place-du-port-methanier.html#comments

    JE TRANSMETS A TOU-TE-S LE LIEN DU BLOG DE SUD-OUEST POUR ENVOYER VOS REACTIONS COMME JE VIENS DE LE FAIRE A LA SUITE D’UN COMMENTAIRE ANTI-EOLIEN, LE SEUL EN LIGNE JUSQUE LA! LA COM VA ENCORE
    ETRE LE NERF DE LA GUERRE DANS CETTE BATAILLE! AMICALEMENT VR

     

  5. Ph. LUCET dit :

    Suite au commentaite d' »Emile »

    Nous avons demandé à la CDC « Pointe du médoc »qui est un des promoteurs du projet un certain nombre de renseignements compémentaires, dont la hauteur des eoliennes prévues sur le site et
     leur disposition envisagée, dés que nous les aurons obtenues nous mettrons l’information sur ce site. D’autre part nous avons également demandé de pouvoir consulter le premier protocole
    d’accord signé entre Etat/CDC/commune du Verdon/ et société PMV( représentant groupe « Bard »), là encore nous diffuserons les points essentiels de ce document dés que possible.

    Pour ce qui touche aux études d’impact évoquées par « Emile », rappelons que nous n’en sommes pas encore là. La première étape « administrative » d’un éventuel projet concret serait la
    signature par le GPMB d’une convention de réservation temporaire de 3 ans avec le lauréat de l’appel à candidatures en voie de lancement. Le lauréat aurait alors cette durée pour
    déposer l’ensemble des dossiers nécessaire pour lancer le projet ( dont études d’impacts diverses, procédures probables « ICPE » etc..)

    D’ici là notre collectif va tout faire pour que tous les adhérents puissent  se faire une idée le plus précise possible des avantages et inconvénients éventuels du ( ou des ) projets qui
    vont émerger à partir de cet appel à candidature.

    L’expérience acquise au cours des trois années passées pourrait nous être utile dans la poursuite de cet objectif de transparence et de clarté, qui n’était peut être pas jusqu’à présent dans la
    culture de certains des opérateurs de la zone …

     

    Ph. LUCET

  6. CHARREYRON dit :

    Ce n’était pas la peine de se battre contre le Méthanier, si c’est pour nous imposer maintenant 4 pylônes éoliens de 200 m de haut dans l’estuaire; Nous avons déjà les grues du Verdon qui ne
    migrent plus depuis des années, et auraient besoin d’un sérieux lifting; Alors des éoliennes, trois fois plus hautes; Franchement, c’est n’importe quoi !

    Vous auriez au moins pu proposer des hydroliennes sous-marines fonctionnant avec les courants de Gironde, qui sont sources d’énergie renouvelable bien moins polluante, tant sur le plan
    visuel (invisibles en surface), que sonore (immergées), résistantes aux tempêtes et parfaitement compatibles avec le savoir faire existant au Verdon des Phares et Balises !

  7. M. Delort dit :

    Moi je pense qu’avant toute polémique il faut en savoir plus. Notre vigilence c’est notre moteur. Ca ne sert à rien d’alimenter les chimères ! Le problème de la rive gauche ce sont tous les
    terrains qui appartiennent au grand port maritime alors évidemment il n’y a pas eu le port méthanier (ouf!), on ne veut pas des éoliennes, on ne veut pas, on ne veut pas ….. Alors on fait quoi
    on laisse encore ces terrains tenter tous les investisseurs d’un genre port méthanier ou on essaye de voir ce qu’on peut faire pour ne pas sacrifier cette pointe du Médoc et notre estuaire. On
    peut être contre mais qu’est ce qu’on propose alors ? Nos politiques s’expriment pour dire leur désaccord mais qu’est ce qu’ils proposent eux ????? En résumé on a pas de bol sur la rive gauche on
    n’a pas Talmont on a des grues et peut être autre chose ! 

  8. Ph.LUCET dit :

    En réaction au commentaire de Mr Charreyron :

    1/ce n’est pas notre asociation qui « propose » des projets, ce sont des investisseurs potentiels qui se manifestent, ou pas..

    2/par contre  c’est exact que nous nous sommes battus depuis trois ans pour qu’une option « énergies renouvelables » soit choisie en priorité pour d’éventuels appels à projets par les pilotes
    du développement de la zone ( CDC pointe du médoc d’une part, Etat et GPMB d’autre part). Notre action, appuyée sur le rejet du projet méthanier qui aurait stérilisé tout autre projet de
    développement propre sur la zone, a permis une premiére avançée.

    3/ dans ce cadre ce sont pour le moment des industriels liés au secteur »eolien offshore » qui se sont manifestés. Il conviendra, nous l’avons dit,  de suivre de trés prés le déroulement de
    l’appel d’offre en cours  et le contenu du cahier des charges de l’utilisation des terrains par le ou les lauréats qui seront retenus.

    4/une ouverture sur la zone à des investisseurs liés à l’éolien offshore ne nous paraît pas exclure d’autres développements ultérieurs, vous avez évoqué l’énergie « hydrolienne », l’important nous
    semble-til est d’initier un développement dans la bonne direction avec des partenaires industriels sérieux et en s’efforcant de conserver pour la société civile un droit de regard sur les choix à
    venir.

    Ph.L

  9. Marianne dit :

    Avant toute polémique, ne serait-il pas nécessaire de savoir que, avant que la planète saute, ce que nous voulons ? Est-il urgent, ou non, d’étudier – et rapidement – comment nous
    pouvons renouveler les énergies en respectant la VIE ?

    Dans quelques décennies – et nous en sommes conscients depuis déjà longtemps – plus de pétrole !

    Les Centrales nucléaires ? Depuis Tchernobyl, les dangers ont été maintes fois évoqués… sans aucune réaction, aucune prospective pour pallier cett épée de Damoclès sur la tête de notre mère
    Terre ?

    N’est-il pas temps de réfléchir et de voir plus loin que le bout de notre nez et de notre jardin ? Les éoliennes ? Le solaire ? Oui, si cela va dans le sens de la continuité de l’humanité !

    Il est désespérant de constater que, hors notre petit confort, nos petits intérêts, on se fiche complètement de ce qui arrivera… après. Après nous, le déluge ? Ce qu’on s’en moque, nous ne
    serons plus là pour le recevoir sur la figure ! Mais malheur aux générations qui le supporteront. Elles pourront toujours maudire les politiques que leurs parents et grands-parents ont
    élu(e)s ; de toute façon, ils ou elles ne seront plus là, mais auront sauvé, avant toute autre considération, leur mandat. 

     

     

     

  10. nth dit :

    En effet c’est bien la peine de s’être battu contre des cuves de 50m de haut et une torchère pour voir arriver à la place 5 ventilateurs sur pylônes de 200 m de haut.

    Que cela soit pour installation ou pour test, les moulins seront là.

    Le pire c’est que si on peut comprendre qu’il faille songer à des énergies renouvelables, l’aspect aléatoire de l’éolien le disqualifie pour servir de moyen de production de base. Ce ne peut être
    que de l’appoint. Tout le monde le dit, en gros cela marche un jour sur 2. Quand il n’y a pas de vent, c’est bien évident que cela ne produit rien, mais ce n’est pas mieux quand il y en a de
    trop.

    pour privilégie-t-on cet éolien aléatoire et disgracieux, plutôt que de faire des recherches dans les hydroliennes. Les courants de marée eux sont stables, prévisibles.

    Ce qui est sur c’est que l’alliance des 2 rives ne résistera pas à ces pylones. Car comme toujours c’est la Charente qui se prendra les nuisances. Je pense que personne à Arcachon n’apprécierait
    de voir cela devant ses fenêtres…

     

     

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