Radio France – suite du feuilleton radiophonique

Publié le: 7 juillet 2009

Catégorie: Infos générales

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Nous vous rapportions il y a peu l’échange qu’il y avait eu sur les ondes de Radio France bleu Gironde (et La Rochelle) entre Henk Jonkman, directeur de 4Gas France et Dominique Bussereau. De nouvelles interviews sont venues compléter les débats.

 

L’attaque des pro-méthaniers

Une interview de Patrick Thomas, Président du conseil de développement du Grand Port Maritime de Bordeaux et membre du MEDEF Gironde était diffusé sur les ondes le 4 juillet dans le journal de 8h00. Pour écouter l’interview, il faut se rendre sur le site de radio France bleu gironde (en cliquant ici), consulter les archives du 04/07 /09 (journal de 8h00) et se caler sur 3’20.

 

journaliste 1 : Le projet de terminal méthanier au port du Verdon est toujours en suspens…

 

journaliste 2 : Dans 1 mois, la concession de l’industriel hollandais 4gas arrive à échéance. Le ministre des Transports et Président du Conseil Général de Charente-Maritime, Dominique Bussereau est contre ce projet. Pourtant le MEDEF estime que ce terminal pourrait rebooster l’activité de la Pointe du Médoc. Il réclame un sursis de 2 ans pour 4Gas. Patrick Thomas est membre du MEDEF Gironde et Président du Conseil de Développement du Grand Port Maritime de Bordeaux.

 

Patrick Thomas : Indéniablement, le premier dossier était un dossier qui présentait un certain nombre de faiblesses sur un certain nombre de domaines. C’est certainement la raison pour laquelle il n’a pas été accepté en l’état mais ça lui permet aussi en fonction des observations qui ont été faites de retravailler ce dossier et, comme ils l’ont manifesté très récemment, ils ont aujourd’hui des clients intéressés par ce terminal. C’est la raison pour laquelle ils veulent absolument bénéficier de ces 2 années supplémentaires pour instruire un nouveau dossier et le présenter d’ici la fin de l’année.

 

Journaliste 3 : aujourd’hui, vous êtes pessimiste sur la possibilité de cette prolongation ?

 

Patrick Thomas : Aujourd’hui, il y a une inquiétude manifeste à la fois, je dirais, des milieux économiques et des milieux portuaires. Il faut que d’ici la mi-juillet, une décision soit absolument prise.

 

La réponse des entrepreneurs de la presqu’île du Médoc

Mardi 7 juillet, radio France bleu gironde a diffusé la réaction de Maryline Minault, présidente des « Entrepreneurs de la presqu’île du Médoc ». Pour écouter le passage sur le site de radio France, il faut écouter le journal de 7h00 à 3’40.

 

 

Journaliste : Les chefs d’entreprise du Médoc… Ils en veulent au MEDEF Gironde favorable au projet de port méthanier au Verdon. Pour le MEDEF, c’est une chance incroyable de développer le secteur, un projet indispensable même. Et bien « nous n’avons pas besoin de leurs conseils à Bordeaux » répondent les médocains. Maryline Minault est la directrice d’Imagine Editions qui emploie 60 personnes à Soulac, l’entreprise qui est numéro 1 en France dans la fabrication de logiciels médicaux, elle est aussi la Présidente de l’Association des entrepreneurs pour la presqu’île du Médoc.

 

Maryline Minault : Qu’ils viennent nous voir, on va leur parler et on va leur expliquer, nous, ce que c’est que le Médoc et sur quels atouts il faut s’appuyer, comment il faut faire les choses. Bon, on n’a pas la science infuse… On est pour un développement économique mais un développement économique durable, tous ensemble. Je ne sais pas s’ils se rendent compte et s’ils connaissent vraiment les atouts de cette presqu’île. Je pense que non. Je pense qu’ils ne sont jamais venus. Ils sont persuadés que nous ne connaissons riens, ils n’ont même pas regardé… Il ne faut quand même pas oublier que, sur la presqu’île du Médoc aujourd’hui, il y a à peu près 400 entreprises qui se sont crées. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, en peu de temps, c’est-à-dire depuis 2000, on a un taux plus important qu’ailleurs en France. Donc c’est quand même pour quelque chose et c’est pas pour rien. Maintenant on veut tout nous détruire. Il y aurait d’ailleurs énormément de choses à faire et, je peux vous dire, intelligentes avec des gens qui sont prêts à s’investir et qui sont loin d’être des neuneus comme on veut les faire passer. Au contraire, moi je suis du Médoc, je suis né dans le Médoc. J’ai quand même fait beaucoup de choses à l’extérieur. Je suis revenu parce que je l’ai choisi pour ses atouts et pas pour autre chose.

 

Journaliste : Maryline Minault, la directrice d’Imagine Editions à Soulac. Je vous rappelle… Le calendrier est à surveiller de très prêt. Le groupe néerlandais 4Gas, qui espère construire le port méthanier, n’a que jusqu’au 4 août prochain pour renouveler sa convention avec le port autonome de Bordeaux, un accord pour s’implanter sur les terrains du port et pour l’instant c’est le statu quo.



De son côté UPPT a aussi réagi en la personne de son secrétaire général Philippe Lucet. La première question concernait le rôle joué par Dominique Bussereau critiqué par les pro-méthaniers.

 


 

Philippe Lucet : Toutes les collectivités locales, tous les élus se sont prononcés contre le projet de terminal méthanier… donc M. Bussereau est parfaitement en accord avec les habitants et les entreprises des 2 rives. Il n’y a aucun problème là-dessus. Nous, on ne considère pas qu’il outrepasse ses droits. Il s’agit de terrains publics, rappelons-le, je ne vois pas pourquoi quelques lobbies bordelais auraient la capacité de décider l’utilisation des terrains publics sur des centaines voire des milliers d’hectares des 2 rives de l’estuaire. Je pense que l’Etat, c’est son rôle d’assurer l’intérêt public sur ces terrains et pas de cautionner des intérêts particuliers de certains lobbies bordelais. Il fait son job en tant que ministre responsable de la gestion de terrains publics et puis de la mise en perspective de l’intérêt public sur une zone. Il est responsable de l’aménagement du territoire, M. Bussereau, en tant que membre du gouvernement. Il est tout à fait dans son rôle.

 

Une autre question abordait l’aspect économique avec le positionnement du MEDEF Gironde.

 

Philippe Lucet : Le MEDEF représente les milieux d’affaire bordelais mais pas les entreprises du Nord Médoc. Nous nous sommes regroupés dans une association, l’association « entrepreneurs pour la presqu’île du Médoc » qui regroupe près de 80 entreprises… c’est des petites entreprises mais c’est nous qui faisons vivre le Nord Médoc, c’est pas le MEDEF.

Ils nous donnent des leçons en terme de développement économique. Quelles leçons par rapport à ce qui a été réalisé sur le Nord Médoc ? Le Port autonome de Bordeaux, en 40 ans, qu’est-ce qu’il a fait sur le Nord Médoc ? La seule activité qui restait sur le port du Verdon c’était une activité conteneurs, 15 emplois. Bon, ça c’était lié à des infrastructures assez lourdes, les portiques. Et les portiques, ils n’ont même pas été capables de les maintenir en état ? Nous, on est choqués.

Donc les 15 derniers emplois de l’ensemble de la zone portuaire vont être rapatriés sur Bassens. Ils ne sont pas compétents pour nous donner des leçons de dévellopement économique sur la zone.

Un commentaire pour Radio France – suite du feuilleton radiophonique

  1. une charentaise dit :

    Messieurs du MEDEF, quel developpement formidable, également pour la côte charentaise, une belle attraction touristique ce port méthanier, j’imagine déja les visites guidées, promenades en mer autour du site, nouvelles cartes postales de la région, spécialités culinaires charentaises avec cuisson au gaz…et la nuit cettemagnifique torchère un peu comme..la flamme de la statut de la liberté!Quelle perspicacité, messieurs!

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