Samedi 14 juin : lettre à la presse, pique-nique et AG

Publié le: 21 juin 2008

Catégorie: Réunions-Manifestations

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Retour sur une journée chargée… Samedi 14 juin l’association organisait une journée de rassemblement découpée en trois temps forts : la remise de la lettre ouverte à la presse, le pique-nique des deux rives et l’assemblée générale.

La lecture de la lettre à 4Gas a été l’occasion de dévoiler les nombreux co-signataires du texte écrit par l’association.

Tout l’éventail politique était représenté au travers des signatures de nombreuses personnalités avec D. Bussereau (président du Conseil général de Charente Maritime), S. Joly (vice-présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes), S. Laporte (conseiller général de la Gironde, maire de Grayan), Noël Mamère (député-maire de Bègles), X. Pintat (sénateur-maire de Soulac), D. Quentin (député-maire de Royan), J.M. Renu (maire de Saint-Georges-de-Didonne), H. Sabarot (président de la fédération départementale des chasseurs de Gironde, maire de Carcans), Laure Curvale (secrétaire régionale des Verts Aquitaine), Allain Bougrain-Dubourg (président de la Ligue pour la protection des oiseaux). Le monde associatif s’est de même fortement mobilisé avec plusieurs structures nationales avec, entre autres, la Fédération française de naturisme, la Fédération française de surf ou encore France Nature Environnement.

Les nombreux co-signataires ont été largement applaudis par les participants.

Peu après, réunis autour des huîtres amenées par nos amis charentais, nous avons tous pu discuter des actions à envisager dans les semaines à venir. D’un commun accord, cette journée de rassemblement semblait bien être le prélude à des actions plus importantes. « Si pour marquer notre détermination, il faut bloquer la rocade ou le bac, on le fera » annonçait Jean-Marie Andreux à un journaliste de Sud-Ouest qui l’interviewait. Philippe Allaire renchérissait en ajoutant : « on a été très calmes jusqu’ ici mais ça ne va pas durer cinquante ans… ». Et, en effet, si l’Etat ne prend pas ses responsabilités rapidement, nous devrons passer à des actions plus visibles.

A 15 heures, se déroulait l’assemblée générale de l’association. Celle-ci a été l’occasion de revenir sur les multiples actions de l’année 2007 sur les deux rives de l’estuaire (manifestations, rassemblements, projections/débats, distribution de tracts, etc.). C’était aussi l’occasion de rappeler la mobilisation toujours aussi importante de l’association qui compte aujourd’hui 5000 adhérents et plus de 5500 signataires de sa pétition pour une aire marine protégée sur l’estuaire.

D. Quentin, X. Pintat, S. Laporte avaient pris place sur l’estrade aux côtés des membres de l’association. La députée P. Got, qui n’a pu se libérer, a cependant pris soin de renouveler sa position de rejet du projet méthanier. Le président du Conseil général de Charente Maritime, par ailleurs Secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau, était quant à lui pris par des engagements nationaux. Il a cependant confier une lettre à Didier Quentin afin qu’il nous en fasse lecture. « Je vous redis ma détermination sans faille pour empêcher le massacre de notre côte » a-t-il ainsi affirmé. Redisons-le : dans les semaines qui viennent, ce sera à l’Etat de prendre ses responsabilités afin que ce projet ne puisse jamais voir le jour.

Pour télécharger la lettre ouverte à 4Gas, cliquez ici (format pdf)

Pour les déficients visuels, la lettre ouverte est disponible en cliquant ici (format .txt)

Pour lire, la dépêche AFP, cliquez ici (format pdf)

4 commentaires pour Samedi 14 juin : lettre à la presse, pique-nique et AG

  1. MARQUAILLE Gérard dit :

    Rassemblement et Assemblée Générale des 2 rives le 14 juin 2008.
     
    Simple adhérent, j’ai participé au rassemblement à la Chambrette le 14 juin puis à l’A.G. du collectif des 2 rives à Soulac avec beaucoup d’intérêt, en appréciant l’ambiance militante et les interventions pertinentes.
     
    S’agissant de la décision de 4Gas de persister dans ses intentions, M. Didier Quentin nous a révélé qu’il n’en avait pas été étonné, rejoignant M. Dominique Bussereau dans ce sentiment.
    Nous étions probablement nombreux à éprouver la crainte justifiée d’une telle décision. Comment, en effet, aurait-elle pu être différente ?
    Je partage à cet égard la conviction exprimée par plusieurs intervenants que si 4Gas n’a ni retiré ni suspendu son « inutile et funeste projet », c’est parce que ses dirigeants s’y sont sentis autorisés.
    Cela tient principalement à ce qu’aucun signal de dissuasion assez clair, aucun message de réserve suffisamment fort n’a été adressé en temps utile par les pouvoirs publics.
    4Gas a certainement été inquiété par notre mobilisation et notre détermination mais a pu constater qu’au-delà du soutien affiché par les élus qui partagent nos préoccupations, les discrètes expressions de sympathie provenant de divers responsables publics n’ont trouvé aucune traduction dans les actes relevant de l’autorité de l’Etat.
     
    Si M. Henk Jonkman a pu déclarer que M. Dominique Bussereau n’avait « jamais clairement expliqué les raisons de son opposition », ce n’est pas à cause d’un défaut d’arguments – que le secrétaire d’Etat a au contraire largement exposés – mais en raison d’une certaine ambiguïté de l’exécutif national sur ce dossier de portée interministérielle.
    On peut par ailleurs penser que M. Henk Jonkman aura prêté attention aux réponses très prudentes apportées par Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, interpellée par M. Didier Quentin.
     
    Au cours de certaines interventions à l’occasion de réunions en marge du débat public, il nous a été rappelé que les fonctionnaires concernés étaient nommés et se trouvaient, en quelque sorte, « aux ordres ».
    Encore eût-il fallu que, dans le respect des prérogatives, la légitimité et la transparence, ils les reçoivent…
    En revanche, les dispositions nécessaires à l’avancement du projet ont bien été prises par les administrations concernées : le terrain public a été concédé et l’échéancier des actes administratifs présenté dans le rapport d’activité n’a pour l’instant pas connu, sauf quelques délais, d’obstacles déterminants.
    C’est ainsi que des étapes importantes ont été franchies, au point de nous réduire à consulter des avocats afin de préparer d’improbables recours en Justice.
     
    La poursuite du lobbying au sein de la majorité gouvernementale et parlementaire qui devrait selon M. Didier Quentin connaître en septembre un moment fort avec l’université d’été de l’UMP, laisse logiquement penser que le projet méthanier n’a pas atteint le point de non retour.
    Chacun a cependant compris qu’il avait pris une nouvelle dimension.
    Ainsi que plusieurs intervenants l’ont souligné au cours de l’AG, ce ne sont plus ces messages, jamais parvenus aux services compétents relevant de l’autorité publique (Port « autonome », Préfecture, DRIR), qui doivent venir aujourd’hui au soutien de notre cause, mais bien des prises de position formelles, des directives adaptées à l’urgence et à la gravité de la situation.
    Comment ne pas déplorer qu’avant les décisions nettes attendues aujourd’hui à l’encontre du projet méthanier, l’annonce d’un gel des actes relevant de l’autorité publique ou un moratoire plus large ne consacre pas la prise en considération de cette urgence et de cette gravité déjà avérées ?
     
    On nous laisse entendre qu’un veto de l’Etat manquerait de stabilité juridique et desservirait à terme l’opposition à une implantation industrielle lourde dans l’estuaire.
    C’est l’obligation de respect de la  libre concurrence entre opérateurs du secteur de l’énergie qui sert à justifier, hors de propos me semble-t-il, la regrettable retenue de l’Etat.
    Ce veto peut en effet s’exprimer dans le cadre national et communautaire par des actes et sous des formes parfaitement recevables.
    Faut-il voir dans la divulgation de l’idée d’une irrecevabilité d’un veto l’intention de décourager nos interpellations des autorités publiques ou une tentative d’exonération de responsabilité ?
     
    On a, aussi, invoqué ici ou là l’esprit – plus que la réalité – du protocole de l’environnement.
    Cet « esprit nouveau du Grenelle » a été repris dans la lettre ouverte publiée aux frais du collectif dans Sud-Ouest, résultant il convient de le souligner d’une excellente initiative et d’un travail de rapprochement efficace.
    Est-ce en raison des limites que ce texte peu normatif a montrées à l’occasion du débat parlementaire consacré à la culture des OGM que M. Nicolas Hulot, dont le soutien ne manquerait sans doute pas d’intérêt, ne figure pas parmi les co-signataires ?
     
    M. Dominique Bussereau a pour sa part annoncé que nous allions « entrer dans une phase de procédure très longue » et que « nous allions nous appliquer à la faire durer des années ».
    M.Alain Juppé, lorsqu’il se déclare favorable au projet méthanier, évoque « les longues études à venir ».
    Dans ce concours de lenteur, qui s’endormira le premier : les adversaires ou les défenseurs du projet ?
    Alors que des délais de procédure abusifs ne semblent pas, moins qu’un veto, pouvoir échapper à d’éventuels recours formés par 4Gas, doit-on voir dans la résistance procédurière une option stratégique face à l’incapacité ou à l’absence de volonté publiques de mettre  un terme au projet ?
    N’est-il pas désormais préférable de laisser le cas échéant 4Gas se pourvoir en demandeur contre des décisions définitives qui lui seraient défavorables plutôt que de contraindre notre collectif à le faire de son côté, en désespoir de cause ?
     
    Demandeur ou défenseur, à défaut d’être parfaitement sûr de son droit quand on l’est de la justesse de sa cause, sans doute est-il temps de choisir son camp.
    Sous peine d’avancée inexorable du projet méthanier et  de son extension industrielle, les représentants de l’Etat auxquels j’ai entendu que nous demandons de prendre désormais toutes leurs responsabilités doivent le choisir en rejoignant les parlementaires qui se sont exprimés et mobilisés.
    Cette volonté de ne pas relâcher les interventions auprès des membres compétents du pouvoir exécutif devrait permettre de ne pas laisser prospérer l’opinion que le salut ne devrait plus être attendu que des tribunaux, des ralentissements administratifs ou du recours à la violence.
    Sur ce dernier point, je m’associe aux appels à la raison.
     
    Enfin, je ne peux qu’approuver l’intention de renforcer la communication du collectif face à la promotion du port méthanier, même si l’issue du combat ne sera pas celle d’une guerre de communiqués.
    De même, je souscris pleinement au refus réaffirmé de tout compromis portant sur les procédés chimiques, l’éloignement ou l’enfouissement.
     
    J’en viens aux questions et aux remarques que j’aurais souhaité pouvoir formuler samedi, portant sur les projets alternatifs, l’échéancier des actes et les projets en Justice.
     
    Les « projets alternatifs » d’aire marine protégée d’une part, de parc naturel régional d’autre part ou encore la redéfinition proposée d’une « vocation industrielle novatrice » au Verdon sont assurément positifs et encourageants.
    M. Didier Quentin a indiqué à l’assemblée que l’AMP 2012 allait connaître avant la fin de ce mois un arrêté portant sur sa préfiguration.
    Il avait préalablement précisé à l’auditoire rassemblé à la Chambrette que l’AMP n’est pas directement opposable au projet méthanier.
    Néanmoins, les objections et les refus qui doivent être adressés à 4Gas trouveraient dans les actes fondateurs de ces projets alternatifs des motivations solides.
    L’adhésion à ces projets alternatifs gagnerait à ce que leurs  porteurs nous éclairent sur leurs démarches visant à ce que, posés clairement en termes d’alternative et de compatibilité, ils soient versés à l’instruction des procédures administratives concernant le projet de 4Gas.
     
    Par ailleurs, je voudrais exprimer ici le souhait le plus vif que la cohésion et la solidarité de tous les défenseurs et utilisateurs de l’estuaire et des pertuis résistent aux difficultés que pourrait faire apparaître un débat public portant sur la création de l’AMP et les contraintes associées.
     
    Il est apparu que des incertitudes pouvaient subsister quant à l’échéancier des actes et formalités pour la réalisation du projet méthanier, au risque que nos actions se trouvent décalées voire tardives.
    Je ne doute pas, cependant, qu’un point d’étape précis ait été fait sur l’état d’avancement des procédures liées à la concession, à la construction et à l’exploitation, afin de fixer les actions du collectif.
     
    S’agissant des recours en Justice envisagés ou entrepris ont été très sommairement évoqués en AG, les questions de leur fondement et de leur financement restent posées.
     
    En conclusion, je saisis ici l’opportunité de saluer l’action et le dévouement de l’ensemble des animateurs associatifs ainsi que les adhérents qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour l’organisation des manifestations et de cette AG.
     
    Restons mobilisés !
    Gérard Marquaille, Royan
     

  2. Thomas N dit :

    Le discours de 4Gas sur les « bénéfices » économiques est dangereux et hélas semble trouver des oreilles réceptives. A moins qu’il n’y ait d’autres arguments plus sonnants.Il n’y a qu’à voir le ton des dernières interventions sur le forum de SudOuest !Il va falloir démontrer par A+B que leurs soit-disant emplois ne sont rien par rapport à ce que l’on va perdre. Leurs arguments sur c’est mieux que rien sont particulièrement pervers.Sinon le couloir de la chimie du Rhône ne sera bientôt plus qu’un aimable parc naturel par rapport à ce que nous prépare le PAB !

  3. Pierre et Luisa dit :

    Nous reproduisons intégralement l’article paru dans le quotidien Sud-Ouest – édition Royan/Jonzac du mardi 24 juin 2008, page 2-5 de l’intercalaire Charente Maritime :
     
    Citation
    ROYAN
    Les élus affichent leur opposition au terminal
    L’ensemble des élus de la majorité municipale arborait, hier soir, au Conseil, un tee-shirt frappé du slogan « Non au terminal méthanier au Verdon ».
    Démarche à laquelle se sont joints les trois élus socialistes de l’opposition, mais pas les autres opposants, refusant de verser dans le « catastrophisme ».
    Fin de citation
     
    Monsieur Didier Quentin en avait émis l’hypothèse le samedi 14 juin au rassemblement du Verdon, plage de La Chambrette ……… et il l’a fait. Bravo !
    Dommage pour l’opposition qui n’a pas suivi le mouvement. Elle n’a semble-t-il pas évalué la dangerosité du projet.
    Mais à quand la prise de conscience des sceptiques ?

  4. Pierre et Luisa dit :

    Nous reproduisons partiellement l’article (signé Renan Chérel) paru dans le quotidien Sud-Ouest – édition Royan/Jonzac du mercredi 25 juin 2008, page 2-7 de l’intercalaire Charente Maritime :
     
    Citation
    « ROYAN – CONSEIL MUNICIPAL
    Non à 4Gas, mais non aussi au ‘’catastrophisme’’
    ………… En préambule de la séance, Didier Quentin prévenait lui-même qu’il ne fallait ‘’pas tomber dans le catastrophisme. Pendant l’été’’, a même promis le député-maire, « nous nous abstiendrons de toute gesticulation. Je ne veux pas apeurer les gens qui viendront passer leurs vacances à Royan…………. »
    Fin de citation
     
    A l’intention de Monsieur le Député-Maire Didier Quentin
    Monsieur le Député-Maire, si les propos tenus par le journaliste sont exacts, pourquoi mettre en veilleuse le mouvement engagé depuis un an. En effet, si la mobilisation retombe comment pourra-t-on la réactiver après la saison estivale ?
    Pourquoi avez-vous traversé la Gironde, le samedi 14 juin, pour haranguer la foule, déjà convaincue, par vos tirades ronflantes, si quelques jours après vous arrêtez vos « gesticulations » ?
    Franchement, nous regrettons le commentaire que nous avons laissé hier sur ce blog.
     
    C’est triste pour les habitants du Verdon qui vont se sentir abandonnés par la rive droite.
     
    Avec nos respectueuses salutations.

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