Attention ! La construction du terminal méthanier de 4gas pourrait en attirer d’autres

Publié le: 1 juin 2008

Catégorie: Infos générales

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Il est aujourd’hui clair que la logique économique, en matière de terminaux méthaniers, est d’avoir un nombre réduit de sites, points d’entrée du gaz, avec des infrastructures simplifiées.

C’est en tout cas ce que recommande le groupe de travail sur les terminaux méthaniers, groupe d’experts, rattaché à la commission de régulation de l’énergie (CRE). Car, selon eux, la simplification du réseau, pour une plus grande fluidité, est économiquement plus rentable.

 

Simplification du réseau

Dans une note technique du commissariat à l’énergie en date du 13 mai, on trouve le schéma suivant qui explique la simplification du réseau telle qu’elle est envisagée par la CRE. Cette simplification du réseau demande à ce qu’il n’y ait pas trop de points d’entrée du GNL sur le territoire.

 

                 SCHEMA EXISTANT                                                       NOUVEAU SCHEMA  

Le revers de la médaille est que si le nombre de points d’entrée est réduit, les sites d’importation doivent pouvoir regazéifier de très grandes quantités de gaz et être desservis par des gazoducs importants. Dans le cas de la création d’un nouveau point d’entrée, ce qui serait le cas au Verdon, il y aurait sans doute agglomération de plusieurs projets dans le but d’augmenter le débit.

 

Multiplication des terminaux sur un même site

Or, justement, dans sa note relative à la consultation publique sur les tarifs d’utilisation des réseaux de transport du gaz naturel du 13 mai 2008, la Commission de régulation de l’énergie  (CRE) mentionne : « ….le ou les terminaux méthaniers du Verdon ». Une fois de plus, nous trouvons là la confirmation que la multiplication des terminaux serait à craindre.

 

Cette même note fournit des indications sur les propositions que fait la CRE quant au tarif à faire payer aux utilisateurs par le constructeur du gazoduc. Dans le cas du Verdon, il s’agirait de raccorder le terminal  à l’artère de Guyenne.

Rappelons que l’investissement pour construire ce gazoduc s’élèverait à 300 à 400 millions d’euros. La dimension du gazoduc a déjà été donnée par TIGF lors de la réunion du débat public du 18/10/07 ; elle correspond, en fait, à une capacité de 15 milliards de m3 de gaz et c’est d’ailleurs ce chiffre qui est toujours retenu par 4Gas. Il semblerait lui aussi correspondre à une capacité plus importante que celle que générerait le terminal de 4gas seul.

 

Cet investissement doit être réalisé par TIGF mais il doit être accepté par la CRE. En effet, et heureusement, 4Gas ne peut pas obtenir un gazoduc comme il l’entend ; il faut que ce dernier soit considéré comme rentable.

Comment calculer s’il peut être rentable ? Il faut que le tarif que fera payer TIGF aux utilisateurs des installations du réseau de transport permette de couvrir le coût de ces installations sur une période de 20 ans.

Plus le gazoduc transportera des quantités importantes de gaz et plus il pourra être rentable.

Voilà encore un dernier indice du risque de « contamination » en cas d’implantation d’un seul terminal gazier.

 

Le terminal méthanier ne 4Gas peut donc très bien en amener d’autres si le site du Verdon est considéré comme un point d’entrée de gaz important. Si tel était le cas, les conséquences seraient encore plus désastreuses que celles que l’association a toujours mises en avant. Voici encore d’autres raisons pour lutter contre ce projet de méthanier. Nous devons défendre l’estuaire contre sa destruction.

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

Pour consulter la note technique de la CRE sur la tarification des réseaux de gaz naturel, cliquez ici

3 commentaires pour Attention ! La construction du terminal méthanier de 4gas pourrait en attirer d’autres

  1. Thomas N dit :

    Il est évident depuis le début que le PAB ne compte pas s’arrêter à un terminal, il n’y avait qu’à voir les réponses évasives concernant le projet ENDESA.Si jamais une cuve est construite, il faut s’attendre à en voir arriver une dizaine au bas mot, avec un methanier par jour, et avec un peu de chance quelqu’uns de stockés au large de Suzac.Ensuite pour faire bonne mesure, je parierai sur une petite usine chimique ou d’engrais, histoire d’utiliser le gaz.Et cela en sera fini de l’Estuaire, il ne nous restera plus qu’un égout chimiqua à ciel ouvert.Il y a de quoi être inquiet et en plus il y a un certain fatalisme sur la rive droite, devant ce que l’on juge la trop faible mobilisation de la rive médocaine contre le projet (surtout aux niveau des élus). On finit par se dire que le PAB et les milliards qui miroitent vont finir par tout corrompre.Certains en sont même à penser que le PAB a déjà commencé les travaux en douce, c’est tout dire !Il faudrait peut être refaire des manifestation spectaculaires comme les non écrits sur les plages avant la réponse de 4Gas, ne pas les attendre !

  2. jean33 dit :

    Je partage votre vision sur le fait que si l’installation du projet 4GAS se concrétisait alors nous irions tout droit vers un « développement » type Fos Sur Mer. Pour ma part le parc marin et l’air marine protégée n’a de sens que si le projet de port méthanier est définitivement abandonné, en effet je tiens à rappeler que sur la commune de LAVEYRAT qui accueille le complexe pétrochimique jouxtant Fos Sur Mer, le Cap de Laveyrat est classé en zone sensible protégée ! Sauf que les alentours sont entièrement défigurés et je passe sur les odeurs pestilentielles dégagés par les industries et raffineries des alentours, il est clair qu’il ne faut pas prendre les habitants des 2 rives pour des imbéciles, ils veulent du parc marin pour voir disparaître les projets du type 4Gas, le parc marin avec un port méthanier est un non sens absolue. Les politiques locaux depuis quelques temps sont assez inactif (bien sur les élections sont terminés!), un moyen existe pour balayé ce projet, pour rappel il s’agit d’un projet porté par des investisseurs privés et en matière de droit l’Etat français reste souverain, en effet il serait plus simple d’exproprier par une action de déclaration d’utilité publique (DUP) qui rendrait cohérent le projet d’aire marine protégé, Mr Bussereau devrait maintenant agir concrètement et avec vigueur pour que sa parole rejoigne maintenant ses actes en espérant comme je le crois que sa démarche est sincère.Pour notre part, pourquoi ne pas engager dès à présent une action collective en justice contre 4GAS pour la décote immobilière et préjudice économique (commerces, artisanat, services) engendrés par le projet, voir même pour le préjudice d’invendabilité des biens, en effet quoi de plus efficace que de réclamer des dommages et intérêts à des spéculateurs, plusieurs milliers de dossiers pourraient être constitué dont le montant dépasserait facilement les 150 millions d’euros. Le lien de causalité est réel est facile à quantifier, le collectif devrait faire expertisé toutes ces pertes et jugé sur le fond après du tribunal administratif. Ne laissons pas l’avenir de notre estuaire aux voyous de la finance international, son avenir est dévolu au tourisme, la flambé des cours du pétrole conduira à un développement forcé du Nord Médoc, en effet d’ici quelques années il ne sera plus économiquement possible pour les masses de voyager à des milliers de kilomètre de l’Europe, le Médoc de par son accès ferroviaire comporte tous les atouts de demain, il suffirait également de développé depuis L’Angleterre des lignes de ferry avec arrivé au Verdon, la Grèce en a fait son modèle de développement économique, pour infos elle Angleterre une croissance de 3 % !!! Comme quoi le tourisme n’est pas économie ringarde.Rien ne justifie d’attendre une décision de 4GAS pour agir.
         

  3. Thomas N dit :

    Et bien si on avait encore le moindre doute sur la nécessité de se battre nos « chers amis » hollandais viennent de sonner le réveil.http://www.sudouest.com/070608/reg_chmaritime.asp?Article=070608aP2551515.xmlDans le style « Rien à battre » de l’opposition de ses sous-développés, l’interview de ce Jonkman est un monument. Je vous enterre déjà les cuves de 20m pour faire plaisir alors ne venez pas en plus me parler de les déplacer. Du Verdon on ne les verra plus et les charentais en gros je les « emm… », ils sont loin.L’immobilier qui baissera mais voyons foutaises, regardez donc à Zeebruge.L’aire Maritime est notre seul espoir maintenant. Et il va falloir que Bussereau nous montre s’il a reéllement des convictions !Et en effet on ne doit plus faire dans la poésie, mais dans le recours administratif en annulation de toute la procédure pour laisser le temps à l’aire maritime de se faire !

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