Michel Quimbert – surcapacité gazière et implantation des terminaux

Publié le: 26 mai 2008

Catégorie: Economie

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L’hebdomadaire « Le Marin », en date du 9 mai 2009, interview Michel Quimbert sur un double sujet – le problème de la surcapacité gazière et celui de l’implantation d’éventuels nouveaux terminaux méthaniers. Ce dernier est un expert du domaine maritime. Michel Quimbert est en effet Président du Port Autonome de Nantes-Saint-Nazaire et Président de la Fédération Professionnelle des Ports de France, l’UPACCIM (Union des Ports Autonomes et des Chambres de Commerce et de l’Industrie Maritimes).


Le problème de la surcapacité gazière

 

Aux côtés de nombreux élus, l’association dénonce depuis le début la surcapacité gazière qu’entraînerait la construction de nouveaux terminaux méthaniers. La consommation française avoisine actuellement les 50 milliards de m3/an. Comme nous l’écrivions dans notre cahier d’acteur lors du débat public, « si un seul des nouveaux projets en cours d’étude en France se réalisait, la France se trouverait alors en surcapacité ».

Dans son interview,  Michel Quimbert vient confirmer cette donnée. Il affirme en effet que la France est « déjà en surcapacité de réception. Entre Fos et Montoir, on peut faire deux fois la réception des produits français ». Cela confirme ce que l’association a toujours dit : le gaz injecté sur le réseau français n’a pas pour objectif la sécurisation des approvisionnements français.

L’implantation d’un terminal méthanier au Verdon ne correspond donc pas à un besoin de sécurité énergétique. Cet argument du besoin a pourtant été le principal argument avancé durant les heures de débat que nous avons connues.

 

Quelle implantation pour de nouveaux terminaux méthaniers ?

 

Après avoir confirmé la surcapacité gazière, Michel Quimbert va plus loin en critiquant la multiplication des terminaux méthaniers. Plutôt que de développer de nouveaux terminaux sur des sites isolés, il vaut mieux développer les sites existants notamment du point de vue des coûts de fonctionnement du terminal car, nous dit-il, « un terminal pose des problèmes de sécurité et de sûreté qui impliquent de mettre en œuvre les services adéquats qui sont de plus en plus lourds et onéreux ».

Michel Quimbert conclue son interview en ces termes : « installer un terminal dans un ensemble portuaire où certains services peuvent être mutualisés pour différents traffics, cela a un sens. L’installer dans un endroit isolé sans pouvoir partager les coûts me semble plus difficile à envisager. »

Ainsi, note le journaliste, si Michel Quimbert « avait la charge de l’aménagement du territoire, il n’irait pas multiplier ce type d’investissements lourds ». Sans doute développerait-il davantage les sites existants (Fos et Montoir), sans risquer l’implantation de terminaux sur des sites isolés. L’idée d’un port méthanier au Verdon, sur un site isolé, non industrialisé, habité et protégé serait alors, sans nul doute, abandonnée.

 

Pour en savoir plus sur Michel Quimbert, cliquez ici

Pour en savoir plus sur l’ UPACCIM, cliquez ici.

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