A quand des réponses précises de 4Gas ?

Publié le: 20 avril 2007

Catégorie: Infos générales

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Image danger GNL Lors de la réunion publique du 27 février qui s’est tenue au Verdon-sur-Mer, Lalou Roucayrol, le président du collectif, avait remis à M. Jorkman, PDG de 4Gas, une série de questions. Ce dernier s’était engagé publiquement à apporter des réponses au collectif.

Presque deux mois plus tard, nous n’avons toujours reçu aucune réponse écrite à nos questions de la part de 4Gas.

Que faut-il en conclure?

Transparence et information sont les maîtres mots par lesquels le collectif entend guider son action.
Voici donc la liste des questions remises à M. Jonkman :

Question n°1 :
Il existe actuellement deux terminaux méthaniers en activité en France (Nantes-Montoir et Fos-sur-Mer). Ils sont situés tous les deux dans des zones spécialisées « industries lourdes », à plusieurs km des zones habitées. Un nouveau projet d’implantation de Gaz de France à Fos-sur-Mer fait actuellement l’unanimité contre lui (habitants et élus) pour cause de proximité excessive des premières zones habitées (2,5 km). Le projet que vous présentez ici se situerait à moins d’1 km des zones habitées, au milieu d’une région touristique, ce qui ne s’est jamais vu à ce jour dans aucun pays développé.
Quelles sont les raisons d’une telle prise de risques dans le choix du site ?
   
Question n°2 :
Des contacts ont été pris entre la société 4Gas et les élus de la pointe du Médoc depuis plusieurs mois. À la suite de ceux-ci, une position de principe favorable a été prise par la municipalité du Verdon-sur-Mer.
Nous voudrions savoir sur la base de quels informations et documents fournis par l’investisseur et le PAB, cette décision a été prise et souhaiterions que la population ait accès à ces premiers documents.
D’autre part, la presse a fait état à plusieurs reprises d’un autre projet d’implantation de terminal méthanier sur le même site (avec un partenaire espagnol cette fois).
Ce projet est-il au même niveau d’avancement que celui-ci ? La municipalité du Verdon a-t-elle également donné un accord de principe sur ce projet et, dans l’affirmative, sur quelles bases (idem question précédente, prise en compte d’un effet domino en matière de risques ?) Dans l’affirmative, nous demandons de nouveau que la population ait accès à ces documents.

Question n°3 :
De par la nature des risques courus par la population (installations Seveso seuil haut rappelons-le), de la vulnérabilité particulière de ce type d’installation au risque terroriste, de par la proximité enfin de zones naturelles exceptionnelles (classement Natura 2000), des procédures administratives très précises sont prévues avant la délivrance de toute autorisation de modification du site.
Le collectif souhaite donc connaître le détail des procédures engagées, la nature des études éventuelles en cours, le nom du ou des bureaux en charge de ces études, ainsi que les échéances prévues pour la remise des résultats.
Nous souhaitons d’autre part savoir comment la population sera associée à chacune des étapes jusqu’à la prise de décision finale.

Question n°4 :
La taille (jusqu’à 300 m et 15 m de tirant d’eau) des méthaniers qui seraient amenés à pénétrer dans l’entrée de l’estuaire par une passe étroite réputée dangereuse interroge sur les risques liés à la phase de débarquement du gaz liquide, échouage en particulier, qui à l’époque du port pétrolier avaient déjà été soulignés.
Quels intérêts motivent le choix d’un site dont l’accès est reconnu dangereux et où s’exerce déjà une intense navigation commerciale et plaisancière ?

Question n° 5 :
La société 4gas n’étant pas l’opérateur effectif de l’exploitation envisagée,
Quel est le partenaire industriel gazier prévu, la durée de location envisagée pour l’exploitation du site ? Qui assumera les responsabilités juridiques, financières en cas d’accidents sur le site ? Quel est enfin l’engagement quant à l’état de restitution du site à la fin de l’exploitation ?

Question n°6 :
Au-delà des risques évoqués pour la population, c’est l’économie tout entière du nord-Médoc qui risque d’être bouleversée si un tel projet voyait le jour.
Nous souhaitons en conséquence savoir comment il est envisagé d’évaluer l’impact de telles installations :
1/ sur les entreprises et les emplois des secteurs qui portent actuellement l’économie locale (hôtels, restaurants, campings, activités de services diverses liées au tourisme tout au long de l’année, commerces et artisans, pêche, aquaculture, plaisance, etc.) ;
2/ sur la valeur patrimoniale du bâti et des divers équipements publics et privés (maisons et appartements, lotissements, commerces et emplacements de Port-Médoc, etc.) ?

Question n°7 :
Enfin, l’estuaire de la Gironde est une entité géographique globale. On ne peut implanter d’énormes installations industrielles dangereuses et polluantes à son entrée sans influencer la vocation économique de l’ensemble de la zone. La réflexion sur son avenir concerne donc également :
– l’ensemble des riverains, dont les habitants et touristes de Royan, Saint-Georges de Didonne, Pontaillac, Meschers, qui auront en face de leurs plages d’énormes cuves et torchères ;
– les marins, professionnels ou plaisanciers, qui se verront imposer des limitations, au rythme de l’entrée des méthaniers ou au nom du respect de périmètres de sécurité permanents ;
– tous ceux enfin qui ne souhaitent pas voir l’un des derniers estuaires naturels d’Europe livré aux industries lourdes et à leurs nuisances.
Comment ces impacts et nuisances seront-ils évalués et pris en compte ? Quelle consultation est envisagée pour les communes de la rive droite de l’estuaire et pour les autres populations concernées ?

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